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Bulletin N°71 de Novembre 2010

Éditorial

Énergie éolienne, gaz de shale, hydroélectricité... PENSONS COMPLÉMENTARITÉ !

Dans le prochain numéro de PLAN, nous vous présentons un dossier sur l’énergie au Québec. Le débat sur les gaz de shale faisant rage, le moment est bien choisi pour faire le point sur la situation.

Je soulignais récemment l’importance d’étudier sérieusement les questions que soulève l’exploitation des gaz de shale. À cet effet, le Bureau d’audiences publiques sur l’environnement (BAPE) s’est vu confier un mandat très limité et dispose de trop peu de temps pour faire le travail.

Lorsque l’on constate la dépendance du Québec envers les hydrocarbures fossiles et que l’on voit les cours mondiaux des hydrocarbures et leur évolution, l’intérêt d’une filière québécoise de gaz naturel apparaît immédiatement. On oublie trop facilement qu’au Québec, on utilise autant de pétrole que d’électricité (40 % du bilan d’énergétique dans les deux cas). Le gaz naturel ne représente quant à lui que 13 % de notre bilan énergétique. S’il était plus disponible, il pourrait se substituer à une partie importante du pétrole que nous utilisons.

Le gaz naturel pourrait ainsi s’insérer dans une stratégie visant à réduire nos émissions de GES, notamment dans les transports urbains, les parcs de véhicules, les procédés industriels et pour le chauffage, là où son efficacité est très élevée. À la clé, moins d’émissions de GES, moins de pollution liée aux hydrocarbures plus lourds et une plus grande indépendance énergétique et économique. De bien belles perspectives !

Quant à l’énergie éolienne, elle constitue un excellent choix de filière complémentaire à l’hydroélectricité et au gaz naturel. Plusieurs régions du Québec offrent un intéressant potentiel éolien, notamment la Gaspésie, la Côte-Nord et la Baie-James. La filière éolienne est encore jeune. Mais jusqu’à quel point peut-elle s’intégrer au réseau hydroélectrique du Québec ? Comme nous le verrons dans ce numéro, elle doit être adaptée à une utilisation en milieu nordique.

Le principal enjeu consiste à assurer au Québec un approvisionnement énergétique fiable et durable. Pour y répondre, il faut examiner les différentes filières dans leur ensemble, y compris celle des gaz de shale.

En ce qui à trait à cette dernière filière, l’Ordre propose de procéder à une évaluation environnementale stratégique (EES), qui vise à intégrer les facteurs environnementaux à l’élaboration de politiques, de plans et de programmes publics.

Les gaz de shale présentent un intérêt certain. Sont-ils pour autant la solution extraordinaire dont certains nous font miroiter les avantages ? Il faut prendre le temps et les moyens pour le savoir. Ne pas le faire, ou agir trop précipitamment, pourrait avoir l’effet inverse et jeter durablement le discrédit sur cette filière. Il faut se donner le temps et les moyens de faire un travail sérieux et approfondi. Comme on devrait le faire pour toutes les questions qui touchent à notre approvisionnement énergétique, du reste.

Maud Cohen, ing.
Présidente, Ordre des ingénieurs du Québec

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