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Bulletin N°50 de Mars 2009

Éditorial

Travaux publics et infrastructures : rendez-vous en juin

Les budgets déferlent, tant à Ottawa qu’à Québec. Les infrastructures sont devenues l’objet d’attention soutenue. Nous aurions mauvaise grâce à nous en plaindre. Mais il ne faut pas oublier qu’il a fallu des années pour convaincre la société que les infrastructures ont besoin d’être entretenues pour durer.

Un colloque qui vient à point

Tous ces développements de nouveaux axes routiers qu’on nous annonce à coup de milliards de dollars créent de nouvelles obligations qu’il faudra bien assumer. Les gouvernements dépenseront-ils tous ces milliards au meilleur intérêt de la société ? Cette manne soudaine exige une réflexion approfondie et l’Ordre s’y est engagé. Au point d’en faire le thème principal de son colloque annuel qui se tiendra à Sherbrooke les 11 et 12 juin prochain. Nous irons plus loin dans la réflexion et, par la suite, proposerons le fruit de nos travaux à ceux qui nous gouvernent.

Des ressources professionnelles disponibles ?

Resté très bas pendant des années à cause du manque de débouchés, le nombre de finissants en génie civil augmente enfin. Mais ces nouveaux diplômés ont besoin d’encadrement, alors que les ingénieurs plus âgés s’apprêtent, pour beaucoup, à prendre leur retraite. Le transfert de connaissances entre anciens et nouveaux ingénieurs en génie civil est un enjeu qui requiert toute notre attention et qui interpelle les organisations. Les mêmes questions se posent pour l’industrie, qui doit rapidement se développer pour réaliser ces nouveaux projets et intégrer de nouvelles technologies.

Les autres pays industrialisés font face au même problème de dégradation des infrastructures, ce qui ouvre d’autres débouchés sur les marchés extérieurs. Par exemple, chez nos voisins du Sud, la nouvelle administration s’appuiera, elle aussi, notamment sur la réfection des infrastructures pour relancer le marché du travail et créer des emplois dans les prochaines années.

Par ailleurs, aux côtés du ministère des Transports, il y a 1 115 municipalités, sans oublier les acteurs du domaine de l’énergie, du transport en commun, de la santé et des services sociaux qui planifient, eux aussi, des milliards d’investissements. Tous ces donneurs d’ouvrage doivent se concerter et programmer leurs activités en tenant compte des ressources et des limites de l’industrie, quitte à étaler dans le temps certains travaux moins critiques.

L’Ordre : un acteur avec lequel il faut compter

Jusqu’à ce qu’une infrastructure montre des signes évidents de vieillissement, peu de personnes s’en préoccupent. Bien avant la tenue de la Commission Johnson, l’Ordre s’est penché sur le problème de la gestion des infrastructures. Dans notre rapport à la Commission, nous avons entre autres recommandé la mise en place de plans d’intervention par les propriétaires et gestionnaires d’infrastructures, justement pour éviter de retomber dans les erreurs du passé. Il faut s’affranchir des aléas des cycles politiques et économiques. C’est pourquoi l’Ordre prône la mise en œuvre de plans d’intervention intégrés et à long terme par tous les propriétaires et gestionnaires d’infrastructures, les municipalités, les organismes publics et le ministère des Transports. Un entretien et un renouvellement progressif et durable des parcs d’infrastructures énormes et vieillissants des municipalités québécoises sont hautement recommandés, pour réduire au minimum le coût total du cycle de vie et atteindre la pérennité. Un tel plan implique des rapports périodiques dans le cadre d’un plan décennal d’investissement géré par un organisme public. Y seraient aussi consignées toutes les actions entreprises sur chacune des infrastructures pour garantir la traçabilité des interventions.

Intérêt public et responsabilité
On le voit, une bonne gestion des infrastructures nécessite une vision à long terme. Changer de culture est indispensable, mais cela demande du temps et de la volonté politique. Il est impératif de commencer dès maintenant, et l’Ordre s’y emploie. Lorsque l’économie se portera mieux, il serait facile d’oublier l’entretien des infrastructures et de passer à autre chose. Tout cet argent doit être investi de manière durable et responsable, pour le meilleur intérêt du public. Ce n’est donc pas un hasard si le Colloque 2009 de l’Ordre, axé sur le développement professionnel des ingénieurs, portera justement sur ce sujet brûlant, travaux publics et infrastructures. Je vous propose de réfléchir ensemble, à Sherbrooke en juin, à cet enjeu crucial pour les années qui viennent et pour lequel les ingénieurs du Québec détiennent des clés.

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Zaki Ghavitian,
ing. Président
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